Après Unai Emery et Dani Alves, Zinédine Zidane a répondu aux questions de la presse, en ce début de soirée, à 24 heures du match entre le Paris Saint-Germain et le Real Madrid (8es de finale, 3-1 pour le Real au match aller). L'entraîneur français, qui ressent une émotion particulière en se déplaçant en France, ne veut laisser aucune chance au PSG et a fait preuve d'une grande sérénité.
Le groupe au complet
"On vient disputer un match de football avec une qualification à la clé, c’est pour ça qu’il y a tout le groupe. On est là, préparés pour jouer, et concentrés."
Les pressions des Parisiens et des supporters français ?
"On est habitué à tout ça, il faut qu’on se concentre sur nous, jouer sur le match à 11 vs 11 avec un arbitre qui fera son travail. On doit penser à notre partie, à notre match. Évidemment que l’ambiance sera chaude, mais bon on connaît les ambiances dans lesquelles on peut jouer lorsqu’on affronte le Real Madrid".
Les retrouvailles avec le public français
"On est à Paris ici (rires), moi je suis Marseillais. C’est toujours un plaisir de revenir ici, en France, je ne viens pas souvent mais c’est particulier. On vient pour faire un match de foot avec le Real Madrid. Le plus important, c’est ce qu’on va faire demain. Ce n’est pas mon intérêt ou mon truc personnel. L’important c’est d‘être prêt pour faire un bon match demain contre une équipe de Paris qui va faire tout son possible. J’espère voir simplement un grand match de football".
Ne pas prendre de but en premier, l'une des clés du match ?
"On ne peut pas contrôler ce qu’il se passera demain. Si on marque en premier, cela ne veut pas dire que l'on va forcément se qualifier. Il faut être préparé pour l’imprévu, qu’il soit à notre avantage ou pas. La seule chose qu’on doit faire, sans doute, c’est 90 minutes au minimum. C’est un grand match, on doit l'avoir en tête".
L'absence de Neymar
"C’est toujours pareil, ça ne change rien et tout à la fois. C’est un joueur exceptionnel, vous le savez, ce qu’il a déjà fait ici avec Paris... Pour nous ça ne va rien changer, car il y aura un autre joueur en face, super motivé, car il aura envie de faire un grand match. Peut-être par moment dans un match, on ressentira son absence mais au niveau de la motivation ça ne changera rien. Car Paris est une grande équipe, et est très compétitif."
Sa composition la plus difficile à faire ?
"Ce n’est pas le plus difficile, ça fait deux ans que je suis là. Deux ans avec ce groupe c’est toujours pareil. Ce que je veux dire c’est que les joueurs veulent tous jouer. C’est aussi une partie de mon travail de choisir, de trancher. Demain je ferai la même chose. Je ne vais pas te dire la compo (rires)."
Du stress et de l’anxiété en cas d'élimination ?
"Demain après le match, ce sera difficile pour l’une des deux équipes, mais c’est le football. Pour les deux équipes, on regarde notre équipe, et on verra bien demain. Ce qu’on veut faire, c’est un bon match de football, et on sait qu’on va souffrir. Ça va être dur, mais on va souffrir et jouer au football"
La titularisation de Di Maria côté Parisien
"On le connait très très bien, c’est un joueur spectaculaire, qui a écrit l’histoire du Real Madrid. Il peut jouer à droite, gauche, derrière une pointe. On sait qu’il bouge bien, qu’il prend bien les espaces, qu’il a une bonne frappe, rapide... Que dire ? (sourire) On va essayer de proposer une équipe face au PSG qui essaiera de faire son match, et éviter d'être en difficulté."
Faut-il préférer des titulaires à 70% ou des remplaçants à 100% ?
"Les joueurs sont mieux à 100% il n'y aura jamais un joueur qui jouera à 70%, 80%. On est tous là pour se préparer, s’entraîner."
Un match qui a tout d'une finale ?
"Pour moi ce n’est pas une finale, on joue un match retour d’un huitième de finale pour se qualifier en quart ! On sait l’importance de ce match, que c'est un match compliqué, mais on a l’habitude de jouer ce genre de match."
Qu’est ce que ne doit pas faire le Real demain ?
"Ce qu’il faut faire ? Il faut faire ce qu’il faut faire. Je ne sais pas... Il ne faut pas ne pas jouer au football, on doit jouer au football c’est tout."
Comment expliquer les difficultés des clubs français en Ligue des Champions ?
"Je ne sais pas... Pour la gagner, c’est plus difficile pour un club français. La dernière qui a été gagnée était en 1993 (l'OM). Mais je pense que les équipes étrangères se sont spécialisées dans ces rendez-vous là. C’est ce qui fait la différence, mais ça ne veut rien dire. Chaque année c’est compliqué pour les clubs français, mais un jour un club français peut en regagner une. J'en suis persuadé".