Dans un entretien accordé à plusieurs médias, Didier Deschamps a balayé les différents sujets concernant l'actualité des Bleus : Coupe du Monde au Qatar, Karim Benzema, la vaccination...
Le tirage au sort de la Ligue des Nations était la bonne occasion pour Didier Deschamps de faire un bilan de l'année 2021 mais surtout se projeter sur 2022 et la Coupe du Monde au Qatar. Un Mondial qui se jouera dans des conditions particulières avec la chaleur et des stades climatisés. Un contexte que le sélectionneur des Bleus aimerait bien découvrir en amont à l'occasion d'une tournée en mars prochain. "C'est en attente de confirmation, affirme Deschamps. Je ne peux pas vous en dire plus. Compte tenu de la situation sanitaire, c'est compliqué de se projeter. On a toujours été chez le pays hôte en amont quand on a pu. Si l'opportunité se présente, on ira. Mais la décision finale n'est pas de mon ressort".
Pour le vaccin, Deschamps ne veut pas obliger mais...
Une autre décision qui n'est pas de son ressort : la vaccination des joueurs de l'équipe de France. En octobre, Adrien Rabiot avait dû déclarer forfait pour la finale de la Ligue des Nations après avoir contracté le virus. Le sélectionneur ne veut obliger personne, "mais la réalité c'est quoi pour lutter contre ce virus ? Le vaccin et les mesures barrières, point barre". Didier Deschamps ne veut plus revivre les restrictions de l'Euro 2020, où le sujet avait "été trop présent, avec des hôtels imposés par l'UEFA. (...) On n'a pas pu avoir cette pause avec la famille, le contact avec femmes et enfants. C'est une bouffée d'oxygène en principe. Là, c'était impossible".
Benzema toujours sélectionnable, Areola numéro 3
L'homme fort des Bleus depuis 2012 a également fait un point sur son effectif. Comme l'avait déjà expliqué Noël Le Graët, la récente condamnation de Karim Benzema dans l'affaire de la sextape ne change rien... pour l'instant. Le sélectionneur attend le verdict définitif après l'appel de l'attaquant du Real Madrid. "Une décision de justice, ça ne se commente pas. Il faut l'accepter. À partir du moment où il a fait appel, il faudra attendre. Je n'ai pas le programme de la justice. J'ai échangé avec lui, je ne vais pas vous révéler notre discussion, mais s'il fait appel, c'est qu'il trouve ça évidemment trop dur, trop sévère, voire plus. C'est son droit, et à partir de là, il faudra attendre la décision. Aujourd'hui, il est sélectionnable, c'est la position du président et de la Fédération", a confié Deschamps.
Le sélectionneur français a également été interrogé sur la nouvelle hiérarchie des gardiens de but en équipe de France. Avec la mise en retrait de Steve Mandanda, une place s'est libérée et c'est Alphonse Areola qui en profite. "Il y a Hugo (Lloris), Mike (Maignan) et Alphonse (Areola). À partir du moment où, au dernier stage, Alphonse était le numéro deux parce qu'il n'y avait pas Mike, je ne vais pas le passer quatrième après". Concernant le gardien de l'OM, comme Olivier Giroud ou Moussa Sissoko, il reste sélectionnable affirme Deschamps, mais "cela ne veut pas forcément dire sélectionnés. Il n'y a pas un joueur qui a envie que ça s'arrête. Mais à un moment, oui, ça arrive. On ne sait pas quand forcément".