Ce lundi, Karim Benzema, l'attaquant français du Real Madrid, a été sacré Ballon d'Or 2022 par France Football. Formé à l'OL, KB9 a rallié l'Espagne en 2009. Comme un pays d'adoption, la presse ibérique a glorifié son nouveau héros, qui vient de laisser une trace indélébile dans l'histoire du football mondial.
Un véritable symbole. Voilà comment a été perçue la remise du trophée du Ballon d'Or à Karim Benzema par son ancien coach Zinédine Zidane. 24 ans qu'un Français n'avait plus remporté cette distinction, et le dernier, c'était lui en 1998. Désormais, le gamin venu de Lyon rentre un peu plus dans l'histoire. N'ayant jamais abandonné son rêve d'évoluer un jour dans le club qu'il adorait tant, il a fini par s'imposer au Real Madrid, en brillant aux côtés de Cristiano Ronaldo, mais également sans lui. Il a fait un come-back retentissant en équipe de France, après de (trop) longues années loin des listes de Didier Deschamps. Aujourd'hui, il peut se targuer d'être sur le toit du monde. Et qui sait, peut-être un peu plus cet hiver au Qatar, si l'EDF venait à glaner une troisième Coupe du Monde dans son histoire...
L'ESPAGNE, SA TERRE D'ACCUEIL
Le moins que l'on puisse dire, c'est que la presse espagnole ne tarit pas d'éloges sur le Ballon d'Or. Preuve en est, Karim Benzema se trouve sur toutes les unes d'Espagne, du côté des médias catalans, comme madrilènes. Un fort indicateur de la portée de cette récompense sans nul doute. Marca, journal pro-madrilène, a titré ce jour sur son site internet "Le Roi Benzema", en complétant "Jamais, auparavant, il n’y avait eu une telle différence entre le vainqueur et les autres". AS, autre quotidien sportif de Madrid, parle d'un succès "plaqué or", en comparant le lauréat au "roi des débats qui est désormais le roi du football". Il y a pire comme déclaration...
De l'autre côté, le média pro-Barça, Mundo Deportivo, l'a joué très classe en titrant "De l’or pur" sur son édition de ce mardi, qui met en avant Karim Benzema et Alexia Putellas, la joueuse du FC Barcelone lauréate du Ballon d'Or féminin. Longtemps coéquipier de Cristiano Ronaldo, KB9 a réussi la prouesse de s'imposer comme leader de l'attaque après son départ, ce que le média souligne : "Le Français, toujours dans l'ombre, a trouvé sa meilleure version par surprise lorsque Cristiano Ronaldo a quitté Madrid. Depuis, il relève le défi avec plaisir, sans s'alourdir de responsabilité. Il a été libéré".
Enfin, dans une autre mesure, le média catalan Sport a été chambreur, en mettant plus en avant la troisième place du Real Madrid pour le trophée du meilleur club de la saison, que le sacre de Karim Benzema. "Benzema remporte le Ballon d'Or dans une fête amère pour le Real Madrid. Ce n'était pas la grande soirée que Madrid avait espérée", a déclaré le média.
LA PRESSE EUROPÉENNE MOINS DITHYRAMBIQUE
Chez nos voisins anglais, le Daily Mail est resté très sobre au moment d'évoquer la récompense de l'international tricolore, en parlant simplement d'une "reconnaissance méritée". En Allemagne, Bild s'est axé sur la tenue "hommage" du Français durant la cérémonie, similaire à celle portée par le rappeur Tupac, dont il est fan. Du côté de l'Italie, on ne s'est pas pressé pour relayer la nouvelle. L'un des plus importants quotidien sportif du pays, la Gazzetta Dello Sport, n'en parlait même pas après minuit passé.
LA PRESSE D'UNE VILLE QUI L'A VU GRANDIR
On peut évoquer évidemment la une de L'Équipe, qui titre "Le ballon à la maison", ou bien de l'encart du Parisien qui déclare que l'ancien lyonnais a vécu "le plus beau jour de sa vie", et c'est lui qui l'a dit en premier, en direct sur la chaîne L'Équipe ce lundi soir.
La presse lyonnaise, SA maison, n'a pas oublié son protégé. Le quotidien régional Le Progrès a parlé d'une "soirée enchantée", mais également de villes comme Lyon et Bron qui ont "chaviré de bonheur" à l'annonce du nom de l'attaquant. Une chose est sûre, Karim Benzema n'est pas prêt d'oublier ce moment, qui sera gravé pour le reste de sa vie.